- Finances locales
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Finances : 3 questions à Cédric Pommot
Interview de l’adjoint au maire en charge des finances qui évoque le budget primitif 2010 et les grandes lignes de l’action municipale.
1 - Dans quel environnement économique se situe le budget primitif 2010 ?On se prépare à une politique d’extrême rigueur venant de l’Etat, après les élections régionales. Le déficit public se situe autour des 140 milliards d’euros. Et les taux d’intérêt devraient augmenter. La crise économique pèse sur les ménages. Nous le percevons au travers du quotient familial : la majorité des familles se concentre sur les tranches dites "moyennes basses". Des incertitudes liées à la disparition de la taxe professionnelle et à sa compensation demeurent ; près d’un million d’euros pourraient ne pas être compensés pour la ville. Une situation également difficile pour Roissy-en-Brie dans le cadre de la création de la communauté d’agglomération (CA) de la Brie Francilienne. Les impacts sont multiples et notamment pour la préservation de nos services publics.
2 - Comment en tenez-vous compte dans le budget ?
Notre effort porte sur l’atténuation de son impact sur la population. Trois principes ont présidé à son élaboration : la maîtrise de la pression fiscale sur le nouveau périmètre fiscal défini par la ville et la CA pour ne pas pénaliser le pouvoir d’achat ; la baisse de nos coûts ; le maintien d’un niveau d’investissement important, pour préparer l’avenir et soutenir l’activité économique, sans alourdir l’endettement.
3 - Les grandes lignes de l’action municipale sont-elles menacées ?
Pour l’instant, non. Notre action s’inscrit dans une démarche de préservation de la qualité de vie : maîtrise de l’urbanisation (révision du PLU), création d’espaces de convivialité, affirmation de nos politiques en matière d’éducation, de culture et de sport. Le développement durable et la place des personnes à mobilité réduite dans la ville occupent une place importante dans les réflexions que nous menons pour l’avenir. Nous maintenons nos engagements, mais nous ne sommes pas à l’abri d’une aggravation de la crise ou d’une décision politique nationale qui pourrait compromettre la réalisation du programme adopté en 2008 par les Pontellois-Combalusiens.
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